Réglementation & sécurité
Attention : report de l’obligation de déclaration pour les pêcheurs de loisirs
En raison de difficultés techniques, la Commission européenne n’est pas en mesure de mettre en ligne l’application européenne RecFishing permettant de remplir l’obligation de déclaration cette semaine pour tous les Etats membres.
Dans ce contexte, l’obligation de déclaration qui devait entrer en vigueur au 10 janvier 2026, est reportée à une date ultérieure. En attendant, il n’est pas demandé aux pêcheurs de loisir en mer de s’enregistrer ou de déclarer leurs captures. Ces obligations ne s’appliqueront qu’à partir du lancement officiel de l’application. Un calendrier plus précis sera communiqué prochainement, en lien avec la Commission européenne et mis en ligne sur cette page.
En mer Méditerranée, dans les parcs marins, l’application Catchmachine reste, en revanche, disponible et les obligations de déclaration dans les parcs marins restent en vigueur pour les pêcheurs concernés.
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Texte officiel
précisant les conditions d'exercice de la pêche de loisir
Le 10 et 11 décembre dernier, le conseil européen s’est réuni à Bruxelles pour négocier et fixer les quotas pour les pêcheurs professionnels et plaisanciers pour l’année 2024. Ces quotas sont très attendus par les deux parties, car ils conditionnent les revenus des premiers, l’avenir des différentes espèces, mais aussi le plaisir culinaire des seconds. Pour la pêche de loisir, autant dire que l’année 2024 sera marquée par des changements conséquents !
Le 48ème parallèle est une limite administrative qui a des répercussions importantes sur les quotas alloués aux pêcheurs.
L’état des stocks
La donnée qui guide les prises de décision en matière de quotas pour les pêcheurs professionnels et les plaisanciers est celui des stocks de poissons enregistrés par les scientifiques et notamment ceux de l’Ifremer et du CIEM.
Ces constats ont conduit les membres de l’Union européenne, sur les 10 dernières années, à limiter les prélèvements de bars, rehausser la taille minimale de capture, mais aussi à mettre en place des périodes de fermeture. Si les dernières études démontrent que les stocks de bars sont en meilleure forme depuis 2 ou 3 ans et que les mesures mises en place portent leurs fruits, nous verrons cependant que les TAC sont toujours en baisse.
Pour le lieu jaune, les dernières études ont démontré un effondrement des stocks et il suffit de passer un peu de temps sur l’eau pour s’en rendre compte très facilement. Suite a ce constat, un moratoire total sur cette espèce avait même été préconisé en juin par le CEIM (Centre International pour l’Exploration des Mers). Ce ne sera pas le cas pour 2024, mais les règles mises en place sont très strictes, tout particulièrement pour les plaisanciers.
Des nouvelles limitations pour le bar
Ainsi, en 2024, au nord du 48ème parallèle, les règles demeurent inchangées et il est toujours autorisé de prélever 2 bars par jour et par pêcheur sauf en février et mars où le catch and release demeure obligatoire. Cette période d’interdiction de prélèvement vaut aussi pour les professionnels qui ont vu leur quota baisser de 20% (au lieu des 31% préconisés) pour 2024 par rapport à cette année.
Au sud du 48ème parallèle en revanche, les prélèvements sont autorisés toute l’année pour l’ensemble de la communauté, mais les plaisanciers n’ont désormais le droit de prélever un seul bar par jour, l’Union européenne estimant que la pêche récréative du bar a « une incidence considérable sur la biomasse de ce stock et sur sa baisse ».
Une fermeture pour le lieu jaune
Les stocks de lieus s’étant effondré en quelques années, un TAC provisoire sur les 6 premiers mois de l’année à hauteur de 500 tonnes a été mis en place pour les pêcheurs professionnels. Pendant ce temps la pêche récréative de cette espèce sera interdite les 4 premiers mois de l’année, donc du 1er janvier au 30 avril et les plaisanciers pourront ensuite conserver un maximum de 2 lieus jaunes par jour et par pêcheur.



